Dimanche 20 juillet 2008
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Publié dans : passé
aucun article du code civil n'interdit l'idolâtrie, ni le polythéisme, alors où est le problème?
la répugnance à l'idolâtrie est un concept inventé par les monothéismes et n'a de sens que pour eux seuls, et pour cause! il faut être converti pour en comprendre la finalité, se sentir
concerné et eventuellement en accepter le principe.
mais l'athé et le non-converti eux, n'ont rien à voir avec cet interdit, ils n'ont aucun compte à rendre aux religions aux quelles ils n'ont pas adhéré!
en tant qu'anciens chrétiens, nous avons été confrontés à ce paradoxe dès lors que nous avons fait le choix de revenir aux croyances ancestrales ma'ohi, nos ancêtres étaient polythéistes,
idolâtres et animistes, et par souci d'honnèteté il nous a fallu nous dé-convertir du christianisme pour endosser le polythéisme ma'ohi en toute quiétude, ainsi nous pouvions pratiquer des rituels
assimilés à de l'idolâtrie sans état d'âme et sans nous sentir coupables d'aucune contradiction ni avec la loi laïque, ni avec notre (nouvelle) croyance.
nouvelle croyance qui, en réalité, est la restitution de notre ancienne croyance, quel dilemme!

nous devons donc nous affranchir de tous les préjugés d'ordre monothéiste pour vivre pleinement et sereinement la religion née de la cosmogonie ma'ohi.
de plus, le polytheisme, comme son nom l'indique, prend en compte tous les dieux, ceux d'ici et d'ailleurs, ceux d'hier et d'aujourdhui, cette distinction est un gage de tolérance et
d'ouverture perpétuelle, il n'oblige pas à n'en choisir qu'un au detriment de tous les autres, mais il autorise à en préferer certains parmis tant d'autres et/ou à les interchanger selon
le cour des saisons ou selon l'humeur du temps, une conception qui, selon nous, colle tellement à l'esprit et l'espace polynésiens, puisque concue par nos pères, sur nos terres.
Média: - interview Radio1 nov 2002
- vidéo
récit raconté par Albert Walker sur le transfert des tii de Raivavae : 1/3 2/3 3/3